
Contexte : • 27/09/2012 : le BFH considère les droits de succession comme inconstitutionnels • 19/10/2012 : la procédure est pendante devant le BVerfG (Az. 1 BvL 21/12) • 06/06/2013 : le Bundestag adopte la recommandation de décision de la commission de conciliation relative à l'AmtshilfeRLUmsG – fin de la dite Cash-GmbH. Compte tenu de ce contexte, la fédération fédérale des Steuerberater (conseillers fiscaux agréés en Allemagne) (en abrégé : BVStB) s'est posé la question de savoir si, après 26 ans de droits de succession et de donation inconstitutionnels, un droit des successions et donations renonçant largement aux questions d'évaluation est envisageable. C'est pourquoi le BVStB a présenté publiquement à la discussion, le 17/06/2013, un modèle simplifié axé sur l'enrichissement pour les droits de succession et de donation. Nous avons résumé brièvement pour vous les points essentiels de ce projet : • Les entreprises et les biens immobiliers doivent pouvoir être poursuivis sans pression de vente. L'impôt sur les biens patrimoniaux non vendus doit pouvoir être acquitté à partir des rendements générés. • Le patrimoine non productif de revenus doit être appréhendé et imposé de la manière la plus exhaustive possible (élargissement et contrôle de l'assiette imposable). • L'impôt vise la saisie des flux liquides effectivement perçus par l'héritier ou le donataire, en tant qu'augmentation concrète de la capacité contributive indépendante du marché. • Les conjoints et les partenaires d'une union civile enregistrée, en tant que communauté d'acquisition et d'entretien, ne devraient pas être soumis à un impôt sur les transferts de patrimoine entre eux. • Les évaluations doivent, dans la mesure du possible, être remplacées par des valeurs effectives. • Le taux d'imposition doit être fixé uniformément à 10 %, car un barème progressif par tranches assorti de taux marginaux de 50 % suppose tout particulièrement une évaluation conforme au principe d'égalité. Vous pouvez consulter le document de discussion complet dans une première version révisée sur le site du BVStB www.bvstb.de.
Questions fréquentes
Questions fréquentes
Pourquoi un modèle simplifié a-t-il été proposé pour les droits de succession et de donation ?
Le contexte est le débat de plusieurs décennies sur la constitutionnalité des droits de succession et de donation. Le BFH a estimé cet impôt inconstitutionnel le 27/09/2012 et a saisi la Cour constitutionnelle fédérale (Az. 1 BvL 21/12). En réponse, la Bundesverband der Steuerberater (BVStB) a présenté le 17/06/2013 un modèle simplifié, axé sur l'enrichissement, soumis au débat public et renonçant largement aux questions d'évaluation complexes.
Quel taux d'imposition unique est proposé dans le modèle du BVStB pour les droits de succession ?
Le BVStB propose un taux unique de 10 %. Il justifie cela par le fait qu'un barème progressif avec des taux marginaux pouvant atteindre 50 % exigerait une évaluation particulièrement conforme au principe d'égalité, ce qui est difficilement réalisable en pratique. Un taux unique et bas vise à simplifier l'impôt et à le rendre conforme à la Constitution.
Comment les entreprises et les biens immobiliers doivent-ils être traités selon le modèle BVStB ?
Les entreprises et les biens immobiliers doivent pouvoir être maintenus en l'état, sans pression de vente. Les droits de succession ou de donation dus doivent pouvoir être réglés à partir des revenus courants générés par ces biens, à condition que ceux-ci ne soient pas cédés. L'objectif est de préserver la substance patrimoniale et d'éviter les tensions de trésorerie.
Comment les conjoints et les partenaires liés par un partenariat enregistré sont-ils traités dans le modèle simplifié ?
Les conjoints et les partenaires d'un partenariat enregistré sont considérés comme une communauté d'acquêts et de subsistance. Les transferts de patrimoine entre eux ne devraient donc être soumis ni aux droits de succession ni aux droits de donation. Le lien économique étroit au sein du couple est ainsi reconnu sur le plan fiscal.
Quel rôle joue l'évaluation du patrimoine dans le modèle simplifié ?
Le modèle vise à remplacer autant que possible les évaluations par des valeurs réelles. Sont déterminants les flux liquides perçus par l'héritier ou le donataire, en tant qu'augmentation concrète et indépendante du marché de la capacité contributive. Le patrimoine non productif de revenus doit être pris en compte de la manière la plus large possible, afin d'élargir l'assiette et de la maintenir contrôlable.