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Arrêt favorable de la CJUE : la déduction de la TVA peut être sauvée rétroactivement par une rectification de la facture !

Par le passé, des litiges survenaient régulièrement lors des contrôles fiscaux lorsque des factures étaient contestées pour des vices de forme : les vérificateurs obtenaient des redressements pour la période contrôlée et des intérêts de retard élevés étaient souvent

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Par le passé, des litiges survenaient régulièrement lors des contrôles fiscaux lorsque des factures étaient contestées pour des vices de forme : les vérificateurs obtenaient des redressements pour la période contrôlée, et des intérêts de retard élevés (toujours 6 % par an) devenaient souvent exigibles.

Il était certes possible de corriger les factures et donc de remédier au vice de forme, mais sans effet rétroactif. Cela signifiait que les montants de TVA déductible étaient récupérés au titre de la période contrôlée (majorés de 6 % d'intérêts), pour n'être ensuite à nouveau reconnus qu'au moment de la rectification de la facture. Comme cette règle permettait aux vérificateurs d'obtenir des redressements importants, les factures étaient systématiquement contrôlées sous cet angle. En effet : bien que la déduction de la TVA puisse finalement être à nouveau invoquée après correction des factures, les intérêts de 6 % par an restaient dus. Aucune remise n'était non plus accordée, puisque la déduction de la TVA pouvait être revendiquée au moment de la correction.

Par arrêt du 15.09.2016, la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) a jugé (Az. C-518/14) qu'une facture rectifiée a posteriori ouvre également droit à la déduction de la TVA au moment de l'émission de la facture initiale, et qu'il n'est en outre pas conforme au droit européen de percevoir des intérêts forfaitaires de 6 %, ceux-ci étant de toute façon beaucoup trop élevés.

Jusqu'à présent, la CJUE n'avait pas tranché la question de savoir jusqu'à quel moment la rectification devait intervenir pour permettre la déduction rétroactive de la TVA. Le BFH a tranché par arrêt du 20.10.2016 (Az. V R 26/16) en faveur des contribuables : la déduction de la TVA peut encore être sauvée même lorsque les factures rectifiées sont produites jusqu'à la clôture des derniers débats oraux devant le tribunal des finances (Finanzgericht).

Nous recommandons néanmoins de corriger sans délai les factures considérées comme défectueuses lors d'un contrôle fiscal, afin d'éviter des discussions inutiles et le surcroît de travail ainsi que les désagréments qui en découlent souvent.

Questions fréquentes

Questions fréquentes

  • Une correction de facture a-t-elle un effet rétroactif sur la déduction de la TVA en amont ?

    Oui. Selon l'arrêt de la CJUE du 15.09.2016 (C-518/14), une facture rectifiée ultérieurement ouvre droit à la déduction de la TVA dès la date d'émission de la facture initiale. Les rappels de TVA déductible auparavant courants pour la période contrôlée sont ainsi évités, dès lors que les vices de forme de la facture sont corrigés a posteriori.

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  • Jusqu'à quand une facture erronée peut-elle être corrigée pour préserver la déduction de la TVA en amont ?

    Le BFH a jugé, dans son arrêt du 20.10.2016 (V R 26/16), que des factures rectifiées peuvent être produites jusqu'à la clôture de la dernière audience devant le tribunal des finances. Jusqu'à ce moment, la déduction rétroactive de la TVA en amont peut donc encore être sauvegardée.

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  • Quelles étaient autrefois les conséquences fiscales de factures erronées lors des contrôles fiscaux ?

    La TVA déductible était récupérée pour la période contrôlée et n'était à nouveau admise qu'au moment de la rectification de la facture. Sur le montant du rappel intermédiaire, des intérêts de 6 % par an étaient appliqués, qui n'étaient pas remis même après la correction.

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  • Les intérêts forfaitaires de retard de 6 % par an sont-ils encore conformes au droit européen ?

    Dans l'arrêt C-518/14, la CJUE a expressément constaté que les intérêts forfaitaires de 6 % sont trop élevés et incompatibles avec le droit de l'Union. Cette position appuie l'argumentation contre de telles fixations d'intérêts dans le cadre des corrections de TVA déductible.

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  • Les factures contestées doivent-elles être corrigées rapidement, malgré la possibilité de correction rétroactive ?

    Oui. Même si la déduction de la TVA en amont peut être préservée rétroactivement, il est recommandé de corriger sans délai les factures contestées lors d'un contrôle fiscal. Les entreprises évitent ainsi de longues discussions avec l'administration fiscale, des charges supplémentaires et d'éventuels litiges ultérieurs.

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