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Amortissements exceptionnels pendant la pandémie de Covid-19

Pendant la crise du Covid-19, les amortissements exceptionnels gagnent en importance, car de nombreuses entreprises enregistrent des pertes de chiffre d'affaires involontaires en raison de l'absence de clientèle. Un exemple en serait le magasin de vêtements, dans lequel, en raison de la

3 min de lectureMis à jour : 2021-04-06Recommandé

Pendant la crise du Covid-19, les amortissements exceptionnels gagnent en importance, car de nombreuses entreprises enregistrent des pertes de chiffre d'affaires involontaires en raison de l'absence de clientèle. Un exemple en serait le magasin de vêtements, dans lequel la marchandise d'hiver achetée n'a pu être vendue que de manière limitée en raison de la pandémie persistante. La hausse des températures contribue au fait que plus aucun vêtement d'hiver n'est acheté, ce qui entraîne une perte de valeur de ces articles. Les amortissements exceptionnels servent désormais à représenter la dépréciation durable de cette marchandise achetée à la date de clôture du bilan. La pandémie peut ici être considérée comme un événement exceptionnel.

Détermination de la valeur d'un bien économique

Pour qu'un amortissement exceptionnel puisse être effectué, il faut d'abord déterminer la valeur du bien patrimonial. Pour ce faire, lors de la production ou de l'acquisition d'un bien économique, l'entrepreneur constate les coûts d'acquisition (par exemple frais de transport, assurance de la marchandise, etc.) ou de production (par exemple matériaux, frais de locaux, etc.) engagés. Cette opération peut également être décrite comme une évaluation initiale. À la fin de l'exercice, une évaluation ultérieure du bien économique est ensuite effectuée, permettant de déterminer la valeur finale du bien patrimonial au bilan.

Distinction en droit commercial et fiscal

Une distinction terminologique existe d'abord entre le droit commercial et le droit fiscal. Les amortissements exceptionnels (§ 253 Abs. 3 Satz 3 HGB ; § 253 Abs. 4 HGB) sont désignés en droit fiscal comme amortissements à la valeur partielle (§ 6 Abs. 1 Nr. 1 Satz 2 EStG). Fondamentalement, les deux notions recouvrent toutefois le même fait. Une distinction claire existe en revanche dans leur application respective aux immobilisations (par exemple machines, terrains, parc de véhicules, etc.) et aux actifs circulants (par exemple marchandises, produits, matières premières, consommables et fournitures, etc.).

Cette différence est illustrée dans le tableau suivant :

Situation

Traitement en droit commercial

Traitement en droit fiscal

Bien économique des immobilisations sans dépréciation durable

Interdiction d'amortissement exceptionnel (exception pour les immobilisations financières)

Pas d'amortissement à la valeur partielle

Bien économique des immobilisations avec dépréciation durable

L'amortissement exceptionnel est obligatoire

Option pour l'amortissement à la valeur partielle

Bien économique de l'actif circulant sans dépréciation durable

L'amortissement exceptionnel est obligatoire

Pas d'amortissement à la valeur partielle

Bien économique de l'actif circulant avec dépréciation durable

L'amortissement exceptionnel est obligatoire

Option pour l'amortissement à la valeur partielle

Nouveautés concernant les amortissements exceptionnels pendant la pandémie

À la suite de la pandémie de Covid-19, plusieurs recommandations pratiques importantes se dégagent concernant les amortissements exceptionnels, respectivement les amortissements à la valeur partielle. Ceux-ci peuvent désormais également être comptabilisés au cours de l'exercice, de sorte qu'une perte puisse être invoquée en amont. Cela permet aux entreprises de présenter plus facilement des demandes de report de paiement ainsi que d'obtenir des allègements fiscaux. En outre, le commerce de détail (par exemple les magasins de vêtements) doit bénéficier d'un soutien particulier, en pouvant faire valoir les amortissements exceptionnels résultant de pertes de valeur comme frais fixes éligibles. Ainsi, les pertes de valeur de la marchandise peuvent être remboursées par l'aide transitoire III (Überbrückungshilfe III).

Questions fréquentes

Questions fréquentes

  • Quand les amortissements exceptionnels sont-ils pertinents pendant la pandémie de Covid-19 ?

    Les amortissements exceptionnels gagnent en importance pendant la pandémie, car de nombreuses entreprises subissent des pertes de chiffre d'affaires et des dépréciations de marchandises en raison de la baisse de fréquentation. Un exemple typique est celui des articles saisonniers dans le commerce de détail (par ex. les vêtements d'hiver), qui n'ont pas pu être vendus en raison des confinements et perdent durablement de leur valeur. La pandémie est considérée comme un événement exceptionnel justifiant un amortissement correspondant à la date de clôture du bilan.

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  • Quelle est la différence entre l'amortissement exceptionnel et l'amortissement à la valeur partielle (Teilwertabschreibung) ?

    En droit commercial, on parle d'amortissement exceptionnel (§ 253 Abs. 3 Satz 3 et Abs. 4 HGB), en droit fiscal d'amortissement à la valeur partielle (Teilwertabschreibung, § 6 Abs. 1 Nr. 1 Satz 2 EStG). Sur le fond, les deux notions couvrent le même fait générateur : la perte de valeur d'un bien économique. Des différences apparaissent toutefois dans leur application concrète à l'actif immobilisé et à l'actif circulant, ainsi que sur la question de savoir s'il s'agit d'une obligation, d'une option ou d'une interdiction.

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  • Quelles obligations et options s'appliquent en cas de dépréciation durable des immobilisations ?

    En cas de dépréciation durable d'éléments des immobilisations, le droit commercial allemand impose un amortissement exceptionnel obligatoire. Le droit fiscal allemand prévoit en revanche une option pour l'amortissement à la valeur partielle (Teilwertabschreibung). En l'absence de dépréciation durable, l'amortissement exceptionnel est en principe interdit sur le plan commercial (exception : immobilisations financières) et n'est pas admis sur le plan fiscal.

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  • Comment amortir les actifs circulants en cas de dépréciation ?

    Pour les actifs circulants, le droit commercial impose toujours, selon le principe strict de la valeur minimale, un amortissement exceptionnel, que la dépréciation soit durable ou non. Sur le plan fiscal, un amortissement à la valeur partielle (Teilwertabschreibung) n'est possible qu'en cas de dépréciation durable, et constitue alors un droit d'option. En l'absence de dépréciation durable, aucun amortissement à la valeur partielle n'est admis fiscalement.

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  • Quels allègements existent pour les amortissements exceptionnels pendant la pandémie de Covid-19 ?

    Pendant la pandémie, les amortissements exceptionnels et les dépréciations sur la valeur partielle peuvent être comptabilisés en cours d'exercice, ce qui permet de faire valoir les pertes par anticipation et facilite les demandes de report. Par ailleurs, le commerce de détail peut intégrer les pertes de valeur résultant d'amortissements exceptionnels comme coûts fixes éligibles dans le cadre de l'aide transitoire III (Überbrückungshilfe III) et obtenir leur remboursement.

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