Par arrêt du 18 décembre 2014 (Az. 7 K 1377/14), la 7e chambre a jugé que les frais de débarras d'une maison faisant partie de la succession ne constituent pas des passifs successoraux déductibles, mais relèvent des frais d'administration de la succession, lesquels ne sont pas déductibles dans le cadre des droits de succession. Le demandeur a hérité de son oncle décédé en tant que neveu. La succession comprenait notamment la maison d'habitation occupée par le défunt de son vivant, qui a été vendue après son décès pour un prix d'environ 56 000 euros. Le défunt étant un « Messie », la maison a dû faire l'objet d'un débarras coûteux avant sa vente, pour un montant total de 17 569 euros. L'administration fiscale a refusé de déduire ces frais de débarras lors de la fixation des droits de succession. Le tribunal des finances a rejeté le recours. Selon la chambre, les frais de débarras n'ont été supportés par le demandeur ni directement en lien avec le règlement, la liquidation ou la répartition de la succession, ni en lien avec l'obtention de l'acquisition. Ces frais relèvent plutôt, selon la chambre, des frais non déductibles d'administration de la succession. Le fait que le terrain encombré ne pouvait pas être utilement exploité par l'héritier sans débarras préalable peut certes avoir constitué un obstacle factuel à la vente ultérieure. Cet état n'a toutefois pas empêché l'héritier de recueillir juridiquement la part indivise du terrain. Le pourvoi en révision n'a pas été admis.

Questions fréquentes
Questions fréquentes
Les frais de débarras d'une maison héritée sont-ils déductibles en tant que dettes successorales ?
Non. Selon l'arrêt du FG du 18.12.2014 (Az. 7 K 1377/14), les frais de débarras d'une maison faisant partie de la succession ne constituent pas des dettes successorales déductibles au sens du § 10 Abs. 5 ErbStG. Ils représentent plutôt des frais d'administration de la succession non déductibles.
Pourquoi les frais de débarras sont-ils considérés comme des frais d'administration de la succession et non comme des frais d'acquisition ?
Ces frais ne résultent ni directement du règlement, de la liquidation ou du partage de la succession, ni de l'obtention de l'acquisition elle-même. L'héritier pouvait juridiquement accepter le bien immobilier même dans son état encombré ; le débarras ne servait qu'à son utilisation ou valorisation ultérieure, et relève donc de l'administration courante.
Quels frais successoraux sont en principe déductibles au titre des droits de succession ?
Selon le § 10 Abs. 5 Nr. 3 ErbStG, sont déductibles les frais directement liés au règlement, à la liquidation ou au partage de la succession, ou à l'acquisition du legs, notamment les frais d'obsèques, les frais de certificat d'hérédité ou les frais de règlement successoral. En revanche, les frais d'administration de la succession ne sont pas déductibles.
Le fait que le débarras ait été nécessaire pour la vente de la maison joue-t-il un rôle ?
Non. Même si le débarras était de fait une condition préalable à une utilisation pertinente ou à la vente du terrain, cela ne change rien à la qualification au regard des droits de succession. Ce qui est déterminant, c'est que l'héritier pouvait juridiquement accepter la succession sans débarras préalable.
Un pourvoi en révision a-t-il été admis contre l'arrêt du Finanzgericht relatif aux frais de débarras ?
Non, la révision n'a pas été admise par le Finanzgericht. La décision demeure donc : les frais de débarras d'une maison de syndrome de Diogène ne réduisent pas l'assiette des droits de succession.