
Contexte : la Cour constitutionnelle fédérale (Bundesverfassungsgericht) examine actuellement la question de savoir si la réintégration des loyers, baux et autres intérêts dans la détermination de la base d'imposition de la taxe professionnelle (Gewerbesteuer) est inconstitutionnelle (BVerfG, 1 BvL 8/12). La fédération allemande du commerce (Handelsverband Deutschland, HDE) avait, conjointement avec l'association des entreprises familiales (ASU), commandé une expertise sur cette question. Le résultat de cette expertise est favorable aux contribuables : les dispositions relatives à la réintégration sont inconstitutionnelles.
Dans le communiqué de presse du HDE du 10/04/2013, le directeur général Stefan Genth est cité comme suit : « Cela conforte notre opinion selon laquelle les réintégrations peuvent conduire à une surimposition inconstitutionnelle des entreprises. Nous ne pouvons accepter que des entreprises soient mises à contribution par le biais des réintégrations, indépendamment du fait qu'elles réalisent ou non un bénéfice. »
Selon le HDE, la réintégration affaiblit financièrement les entreprises, les rendant ainsi plus vulnérables aux crises. Les auteurs de l'étude commandée estiment que le principe d'égalité de traitement est violé en raison d'une atteinte au principe objectif du revenu net. Ce principe prévoit en effet que seul le solde entre les recettes et les dépenses d'exploitation peut être imposé.
Questions fréquentes
Questions fréquentes
Que sont les réintégrations à la taxe professionnelle pour loyers, fermages et intérêts ?
Lors du calcul de la taxe professionnelle (Gewerbesteuer), certaines charges telles que les intérêts, loyers et fermages sont partiellement réintégrées au bénéfice et augmentent ainsi la base d'imposition. Cela conduit les entreprises à devoir payer la taxe professionnelle même lorsqu'elles ne réalisent que de faibles bénéfices, voire aucun. Ces réintégrations sont régies par le § 8 GewStG.
Pourquoi les experts estiment-ils que les réintégrations au titre de la taxe professionnelle sont inconstitutionnelles ?
Une expertise commandée par le HDE et l'association des entreprises familiales (ASU) conclut à une violation du principe objectif du revenu net. Selon ce principe, seul le solde entre les recettes et les charges d'exploitation peut en principe être imposé. Comme les réintégrations annulent partiellement certaines charges, elles peuvent entraîner une surimposition, ce qui, de l'avis des experts, contrevient au principe d'égalité de traitement.
Quelle procédure est pendante devant la Cour constitutionnelle fédérale concernant les réintégrations ?
La procédure portant la référence 1 BvL 8/12 est pendante devant la Cour constitutionnelle fédérale (Bundesverfassungsgericht). Elle examine si la réintégration des loyers, fermages et autres intérêts dans la base de la taxe professionnelle (Gewerbesteuer) est conforme à la Loi fondamentale (Grundgesetz). Une décision pourrait avoir des répercussions considérables sur la charge de Gewerbesteuer de nombreuses entreprises.
Quelles sont les conséquences économiques des réintégrations pour les entreprises ?
Étant donné que les réintégrations s'appliquent indépendamment du bénéfice réel, les entreprises doivent payer la taxe professionnelle (Gewerbesteuer) même en période de pertes. Selon la Fédération allemande du commerce (HDE), cela affaiblit la liquidité et les fonds propres, rendant les entreprises plus vulnérables aux crises économiques. Les secteurs ayant des charges locatives ou de fermage élevées, comme le commerce de détail, sont particulièrement touchés.
Les entreprises concernées devraient-elles maintenir ouverts leurs avis d'imposition à la taxe professionnelle ?
Tant que la procédure devant la Cour constitutionnelle fédérale n'est pas tranchée, il est recommandé de maintenir ouverts les avis d'imposition à la taxe professionnelle (Gewerbesteuer) par voie de réclamation et de demande de suspension de la procédure. Les entreprises pourront ainsi bénéficier d'une éventuelle décision ultérieure favorable aux contribuables. Un conseil juridique au cas par cas est recommandé.