
Les cours d'auto-école dispensés en vue de l'obtention des permis de conduire des catégories B et C1 sont soumis à la TVA. Cet arrêt de la CJUE (CJUE, arrêt du 14.3.2019, aff. C-449/17 ; EU:C:2019:202) a désormais également été confirmé par le BFH, qui a publié sa décision le 16.08.2019 (BFH, arrêt du 23.5.2019, V R 7/19 (V R 38/16)). À l'origine de cette affaire se trouvait le recours d'une auto-école. Celle-ci ne mentionnait pas la TVA légale sur ses factures, considérant qu'il s'agissait de prestations exonérées de TVA. En principe, le § 4 n° 21 UStG dispose que, sous certaines conditions, les prestations d'enseignement qui servent directement à des fins scolaires et éducatives doivent être traitées comme exonérées. Toutefois, selon l'arrêt du BFH, une telle prestation fait défaut en l'espèce, faute d'attestation. Par conséquent, la TVA légale doit être appliquée. La CJUE partageait déjà cette analyse et a jugé que les cours d'auto-école ne constituaient pas un enseignement au sens de l'art. 132, paragraphe 1, points i) et j) de la directive TVA et ne pouvaient donc être assimilés à l'enseignement scolaire et universitaire. BFH, arrêt du 23.5.2019, V R 7/19 (V R 38/16) ; publié le 16.8.2019
Questions fréquentes
Questions fréquentes
Les leçons d'auto-école pour les permis de conduire des catégories B et C1 sont-elles soumises à la TVA ?
Oui, les leçons d'auto-école visant l'obtention des permis de conduire des catégories B et C1 sont soumises à la TVA. Le BFH l'a confirmé par arrêt du 23/05/2019 (V R 7/19), en référence à l'arrêt de la CJUE du 14/03/2019 (C-449/17). Les auto-écoles doivent faire figurer la TVA légale sur leurs factures et la reverser.
Pourquoi les cours d'auto-école ne sont-ils pas considérés comme un enseignement scolaire et éducatif exonéré ?
La CJUE a jugé que les cours d'auto-école ne constituent pas un enseignement au sens de l'art. 132, paragraphe 1, points i et j de la directive TVA et ne peuvent donc être assimilés à un enseignement scolaire ou universitaire classique. L'apprentissage de la conduite est un enseignement spécialisé qui, à lui seul, ne suffit pas à atteindre l'étendue et la profondeur de la culture générale exigées pour bénéficier d'une exonération.
Sous quelles conditions un enseignement peut-il être exonéré de TVA en vertu du § 4 nº 21 UStG ?
Selon le § 4 nº 21 UStG, les prestations d'enseignement fournies par des écoles privées et d'autres établissements d'enseignement général ou professionnel sont exonérées de TVA lorsqu'elles servent directement la finalité scolaire et éducative. La condition essentielle est une attestation de l'autorité régionale compétente certifiant que l'établissement prépare dûment à une profession ou à un examen passé devant une personne morale de droit public. À défaut de cette attestation, aucune exonération n'est envisageable.
Quelles conséquences l'arrêt du BFH entraîne-t-il pour les auto-écoles ?
Les auto-écoles doivent facturer leurs prestations relatives à l'obtention des permis B et C1 au taux de TVA de 19 % et faire apparaître cette taxe sur les factures. Aucune exonération de TVA ne peut être invoquée, ni en vertu du droit national ni sur le fondement de la directive TVA (MwStSystRL). En contrepartie, les auto-écoles ont droit à la déduction de la TVA en amont sur leurs achats.