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La déclaration d'impôt sur le revenu doit être déposée sous forme électronique

Par jugement du 15 juillet 2015 (1 K 2204/13), le tribunal des finances de Rhénanie-Palatinat (FG) a décidé qu'un contribuable percevant des bénéfices est également tenu de transmettre sa déclaration d'impôt sur le revenu sous forme électronique

2 min de lectureMis à jour : 2016-04-20Recommandé

Par jugement du 15 juillet 2015 (1 K 2204/13), le tribunal des finances de Rhénanie-Palatinat (FG) a décidé qu'un contribuable percevant des bénéfices est également tenu de transmettre sa déclaration d'impôt sur le revenu sous forme électronique au bureau des impôts, même lorsqu'il ne réalise que des bénéfices modestes (500 euros). Le requérant vit en Rhénanie hessoise et exerce, à titre accessoire et indépendant, les activités de photographe, auteur et moniteur de plongée. En 2011, le bureau des impôts défendeur l'a informé pour la première fois qu'en raison de cette activité indépendante, il était tenu de transmettre sa déclaration d'impôt sur le revenu sous forme électronique. Le requérant a objecté que les bénéfices tirés de son activité indépendante ne s'élèveraient à l'avenir qu'à environ 500 euros par an. Par ailleurs, il refusait par principe la transmission de données personnelles par Internet, ayant lui-même déjà été confronté à des abus en la matière. Même pour les opérations bancaires en ligne, aucune sécurité absolue ne pouvait être garantie. Le bureau des impôts a néanmoins rejeté sa demande de dépôt futur des déclarations d'impôt sur le revenu sous forme papier. La réclamation et le recours du requérant sont également restés sans succès. À l'appui de sa décision, le FG a exposé que, selon l'EStG, la forme électronique est obligatoire dès lors que le bénéfice dépasse 410 euros. Cette forme n'était pas non plus excessive pour le requérant. Le risque résiduel d'une attaque informatique sur les données stockées ou transmises, qui subsiste après l'épuisement de toutes les possibilités techniques de protection, doit être accepté au regard de l'intérêt public à la simplification administrative et à la réduction des coûts. Une confidentialité absolue des données ne peut de toute façon pas être garantie, puisque même les données stockées « analogiquement » sous forme papier peuvent être volées, par exemple lors d'un cambriolage à domicile ou — comme l'ont rapporté les médias le 13 juin 2015 — lors d'effractions dans des boîtes aux lettres bancaires. En matière de TVA également, les déclarations fiscales électroniques sont prescrites et, à cet égard, le Bundesfinanzhof (BFH) a déjà jugé que cela était conforme à la Constitution malgré l'« affaire NSA ». Le pourvoi en révision n'a pas été admis par le FG.

Questions fréquentes

Questions fréquentes

  • À partir de quel montant de bénéfice la déclaration électronique d'impôt sur le revenu est-elle obligatoire ?

    Selon l'EStG, la transmission électronique de la déclaration d'impôt sur le revenu est obligatoire dès que le bénéfice issu de revenus professionnels (par exemple activité indépendante, exploitation commerciale ou activité agricole et forestière) dépasse 410 euros par an. Même des bénéfices modestes d'environ 500 euros déclenchent donc déjà cette obligation.

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  • Les préoccupations en matière de protection des données peuvent-elles dispenser de l'obligation de déclaration fiscale électronique ?

    Non. Le tribunal des finances de Rhénanie-Palatinat a jugé, par décision du 15.07.2015 (Az. 1 K 2204/13), que le risque résiduel d'une cyberattaque, après épuisement de toutes les mesures techniques de sécurité, doit être accepté au regard de l'intérêt de l'État à la simplification administrative et aux économies de coûts. Une sécurité absolue des données n'existe de toute façon pas, puisque les documents papier peuvent eux aussi être dérobés, par exemple lors d'un cambriolage.

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  • Quand une déclaration fiscale peut-elle encore être déposée sous format papier malgré des revenus d'activité ?

    Un dépôt sous format papier n'est possible que si la transmission électronique est jugée déraisonnable pour le contribuable (demande dite de cas de rigueur, « Härtefallantrag »). Selon la jurisprudence, des réserves personnelles à l'égard de la transmission de données par Internet ou des expériences négatives liées à des abus en ligne ne suffisent toutefois pas.

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  • L'obligation de transmission électronique s'applique-t-elle également à une activité indépendante exercée à titre accessoire ?

    Oui. Toute personne exerçant une activité indépendante, même à titre accessoire – par exemple comme photographe, auteur ou moniteur de plongée – doit transmettre sa déclaration de revenus par voie électronique dès lors que le bénéfice dépasse 410 euros. Le montant des revenus principaux issus d'autres catégories est sans incidence.

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  • L'obligation de déclaration fiscale électronique est-elle conforme à la Constitution ?

    Oui. Le BFH a déjà jugé, concernant la TVA, que l'obligation de transmission électronique est conforme à la Constitution, malgré des incidents tels que l'affaire NSA. Cette appréciation est transposée à la déclaration d'impôt sur le revenu, de sorte qu'aucune objection constitutionnelle ne saurait y prospérer non plus.

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