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BFH : les promoteurs immobiliers ne sont plus redevables de la TVA

L'arrêt du BFH du 22/08/2013 met fin aux interrogations récurrentes concernant la facturation des prestations de construction réalisées au profit d'un promoteur immobilier : avec ou sans TVA ? Et : y a-t-il transfert de la dette de TVA au promoteur en tant que destinataire de la prestation ?

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steffen_partner-bautraegerLe Bundesfinanzhof a jugé que les promoteurs immobiliers (Bauträger) ne peuvent plus être considérés comme redevables de la TVA, car ils ne fournissent pas de prestation de construction au sens de la loi allemande sur la TVA, mais livrent des terrains bâtis. Contexte : conformément au § 13b (2) phrase 2 UStG, le destinataire de la prestation est redevable de la TVA pour certaines prestations de construction. Toutefois, selon l'arrêt récent du BFH du 22/08/2013 (Az. V R 37/10), publié le 27/11/2013, les destinataires de prestations ne sont redevables de la TVA pour les prestations de construction qu'ils ont commandées que s'ils utilisent à leur tour ces prestations pour fournir eux-mêmes des prestations de même nature. Par conséquent, les promoteurs immobiliers ne sont plus redevables de la TVA pour les prestations de construction qu'ils commandent, dès lors qu'ils ne réalisent pas eux-mêmes de prestations de construction. Concrètement, cela signifie selon le BFH que les promoteurs immobiliers ne peuvent plus être considérés comme redevables de la TVA au sens du § 13b UStG, car ils ne fournissent pas de prestation de construction, mais livrent des terrains bâtis. Cela les distingue des « entrepreneurs généraux » (Generalunternehmer), qui fournissent des prestations de construction à leur donneur d'ordre et sont donc également redevables de la TVA sur les prestations de construction qu'ils reçoivent dans le cadre d'une chaîne de prestations. Pour les entrepreneurs généraux, un examen au cas par cas s'impose toutefois. Si, par exemple, une entreprise exerce à la fois en tant que promoteur immobilier et en tant qu'entrepreneur général, l'utilisation des prestations de construction reçues sera déterminante. Dans ces cas, le critère décisif est de savoir si l'entrepreneur utilise la prestation de construction pour une cession immobilière exonérée en qualité de promoteur immobilier, ou pour sa propre prestation de construction taxable en qualité d'entrepreneur général. L'arrêt du BFH du 22/08/2013 met donc fin aux interrogations récurrentes concernant la facturation des prestations de construction réalisées au profit d'un promoteur immobilier : avec ou sans TVA ? Et : y a-t-il transfert de la dette de TVA au promoteur en tant que destinataire de la prestation ? S'agissant du mécanisme dit d'« autoliquidation » (reverse charge) au sens du § 13b UStG, l'entrepreneur réalisant la prestation de construction n'aura désormais plus, lors de la facturation, qu'à déterminer si le destinataire de la prestation est un promoteur immobilier (= pas d'application de l'autoliquidation selon le § 13b UStG) ou un entrepreneur général (= application en principe de l'autoliquidation selon le § 13b UStG).

Questions fréquentes

Questions fréquentes

  • Les promoteurs immobiliers sont-ils redevables de la TVA selon le § 13b UStG ?

    Non, selon l'arrêt du BFH du 22.08.2013 (V R 37/10), les promoteurs immobiliers ne peuvent plus être considérés comme redevables de la TVA au sens du § 13b UStG. Motif : les promoteurs immobiliers ne fournissent pas eux-mêmes de prestations de construction, mais livrent des terrains bâtis. Le mécanisme d'autoliquidation ne s'applique que si le bénéficiaire de la prestation utilise lui-même la prestation de construction reçue pour exécuter une prestation de construction.

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  • Quelle distinction le BFH opère-t-il entre promoteur immobilier et entrepreneur général en matière de TVA ?

    Le promoteur immobilier livre des terrains bâtis et ne fournit donc pas de prestation de construction au sens du § 13b UStG. L'entrepreneur général, en revanche, fournit des prestations de construction à son donneur d'ordre et est redevable de la TVA, y compris pour les prestations de construction reçues dans la chaîne de prestations. L'auto-liquidation ne s'applique donc qu'à l'entrepreneur général.

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  • Comment procéder dans le cas d'entreprises mixtes (promoteur immobilier et entrepreneur général) ?

    Pour les entreprises exerçant à la fois comme promoteur immobilier et comme entrepreneur général, un examen au cas par cas est nécessaire. L'élément déterminant est l'utilisation concrète de la prestation de construction reçue : si elle sert à une cession immobilière exonérée en qualité de promoteur, le § 13b UStG ne s'applique pas. Si elle est utilisée pour une prestation de construction propre soumise à la TVA en qualité d'entrepreneur général, l'autoliquidation s'applique.

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  • Que doit vérifier l'entrepreneur du bâtiment lors de la facturation à l'avenir ?

    L'entrepreneur prestataire doit déterminer si son client est un promoteur immobilier (Bauträger) ou un entrepreneur général (Generalunternehmer). Pour un promoteur immobilier, la facturation s'effectue avec TVA, car le § 13b UStG ne s'applique pas. Pour un entrepreneur général, le mécanisme d'autoliquidation s'applique en principe, de sorte que la facturation se fait sans TVA.

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  • Quelle condition doit être remplie pour que le preneur devienne redevable de la TVA en vertu du § 13b UStG ?

    Le preneur n'est redevable de la TVA sur les prestations de construction en vertu du § 13b Abs. 2 S. 2 UStG que s'il utilise lui-même la prestation de construction reçue pour fournir une autre prestation de construction. Selon la jurisprudence du BFH, la seule qualité d'entrepreneur du bâtiment ou l'utilisation pour des livraisons de terrains ne suffit pas.

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