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Discrimination liée à l'âge en cas de licenciement

Le Bundesarbeitsgericht (Tribunal fédéral du travail) a jugé que l'échelonnement des délais de préavis prévu au § 622 alinéa 2 phrase 1 BGB ne constitue pas une discrimination indirecte fondée sur l'âge.

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Discrimination / litige

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Le Bundesarbeitsgericht (Tribunal fédéral du travail) a jugé, par arrêt du 18 septembre 2014 (BAG 6 AZR 636/13), que l'échelonnement des délais de préavis prévu au § 622 alinéa 2 phrase 1 BGB ne constitue pas une discrimination indirecte fondée sur l'âge.

L'échelonnement des délais de préavis ne constitue pas une discrimination liée à l'âge

Conformément au § 622 alinéa 1 BGB, le délai de préavis de base est de 4 semaines, prenant effet au 15 ou à la fin d'un mois civil. Ce délai est prolongé, conformément au § 622 alinéa 2 phrase 1 BGB, en fonction de l'ancienneté dans l'entreprise, en plusieurs paliers, jusqu'à un maximum de 7 mois prenant effet à la fin du mois. La requérante était employée comme auxiliaire chez la défenderesse depuis juillet 2008. Par lettre du 20/12/2011, la défenderesse a résilié le contrat de travail dans le respect du délai de préavis légal prolongé prévu au § 622 alinéa 2 phrase 1 n° 1 BGB, avec effet au 31/01/2012. La requérante n'a pas contesté la validité du licenciement, mais a fait valoir que l'échelonnement des délais de préavis constituait une discrimination liée à l'âge, de sorte que le délai de préavis le plus long, fixé à sept mois au § 622 alinéa 2 phrase 1 n° 7, devrait s'appliquer à tous les salariés, indépendamment de leur ancienneté dans l'entreprise. Elle expose à cet égard que l'échelonnement des délais de préavis favorise les salariés plus âgés, parce que les salariés ayant une longue ancienneté sont en règle générale plus âgés. Cela revient donc à désavantager les salariés plus jeunes.

La prolongation des délais de préavis poursuit un objectif légitime

Le Bundesarbeitsgericht relève certes que la différenciation du délai de préavis selon la durée de l'ancienneté dans l'entreprise entraîne un désavantage indirect pour les salariés plus jeunes ; toutefois, la prolongation des délais de préavis poursuit l'objectif légitime d'accorder une protection renforcée contre le licenciement aux salariés ayant une longue ancienneté et donc fidèles à l'entreprise, par nature plus âgés. De ce fait, cette prolongation est appropriée et nécessaire, et toute discrimination liée à l'âge est ainsi exclue.

Questions fréquentes

Questions fréquentes

  • L'échelonnement des délais de préavis prévu au § 622 al. 2 BGB est-il discriminatoire en raison de l'âge ?

    Non. Par arrêt du 18/09/2014 (6 AZR 636/13), le Bundesarbeitsgericht a jugé que les délais de préavis échelonnés selon l'ancienneté ne constituent pas une discrimination indirecte illicite fondée sur l'âge. Certes, les salariés plus jeunes subissent un désavantage de fait, mais la règle poursuit un objectif légitime.

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  • Quel est le délai de préavis légal de base selon le § 622 al. 1 BGB ?

    Le délai de préavis de base est de quatre semaines, pour le 15 ou la fin d'un mois calendaire. Il s'applique tant qu'aucune ancienneté plus longue ne justifie un allongement selon le § 622 Abs. 2 BGB.

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  • Comment les délais de préavis s'allongent-ils avec l'ancienneté dans l'entreprise ?

    Conformément au § 622 Abs. 2 phrase 1 BGB, les délais de préavis s'allongent par paliers en fonction de la durée de l'ancienneté dans l'entreprise. Le délai légal le plus long est de sept mois pour la fin du mois et s'applique en cas d'ancienneté très longue.

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  • Quel objectif justifie l'allongement des délais de préavis ?

    L'échelonnement vise à offrir une meilleure protection contre le licenciement aux salariés ayant une longue ancienneté et fidèles à l'entreprise. Comme ces derniers sont généralement plus âgés, la règle profite indirectement aux salariés plus âgés, mais elle est appropriée, nécessaire et donc licite.

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  • Les salariés plus jeunes peuvent-ils exiger l'application du délai de préavis le plus long de sept mois ?

    Non. Un alignement de tous les salariés sur le délai de préavis le plus long de sept mois, indépendamment de l'ancienneté dans l'entreprise, ne s'impose pas. Le BAG a précisé que l'échelonnement légal est compatible avec l'interdiction de discrimination.

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