
Comme déjà signalé dans l'édition d'hiver (numéro 2, décembre 2012 à mars 2013), les Gutschriften (notes de crédit) doivent, depuis le 01.01.2013, être désignées comme telles afin de ne pas compromettre la déduction de la TVA en amont. Il s'agit des cas dans lesquels le bénéficiaire de la prestation (c'est-à-dire le client) émet une Gutschrift (au lieu d'une facture émise par le prestataire).
Exemple : un agent commercial apporte des commandes à votre entreprise. Plutôt que l'agent commercial vous adresse une facture, vous établissez une Gutschrift à son profit (par exemple, parce que vous pouvez attribuer automatiquement les commandes obtenues directement sur ordinateur, ce qui simplifie le décompte). Dans ce cas, il s'agit d'une « véritable » Gutschrift au sens de la TVA, qui doit également être désignée comme telle.
Sont également concernées les entreprises qui, jusqu'à présent, décomptaient au profit d'agences, d'intermédiaires, etc. exerçant une activité d'entrepreneur, par le biais d'un décompte de commissions. Depuis le 01.01.2013, la mention « Gutschrift » doit impérativement figurer sur ce décompte.
Sont concernés notamment :
• les décomptes d'agents commerciaux • les décomptes d'intermédiaires • les décomptes d'agences • les décomptes de vendeurs • les décomptes de commissions
En l'absence de la mention « Gutschrift » en langue allemande sur la facture, celle-ci n'ouvre plus droit à la déduction de la TVA en amont. Il existe un risque que ceci s'applique également si le terme apparaît dans une autre langue (par exemple « self-billing »). Si vous établissez donc des Gutschriften dans d'autres langues, vous devriez, par mesure de sécurité, toujours ajouter le terme « Gutschrift » entre parenthèses.
Important : ne confondez pas la note de crédit commerciale avec la « véritable » Gutschrift au sens de la TVA. En effet, les prétendues « Gutschriften » émises par exemple pour des réclamations ou des retours de marchandises de clients ne sont pas du tout des « Gutschriften au sens de la TVA », mais en réalité de simples « rectifications de facture » ou « factures d'annulation ». Pour éviter toute confusion, celles-ci devraient également être désignées comme telles (dans ces cas, ne plus écrire « Gutschrift », mais « rectification de facture ») !
Lorsque vous contestez par exemple, en tant que bénéficiaire de la prestation, une livraison de marchandises, vous établissez habituellement, en qualité d'entrepreneur, ce que l'on appelle un « avis de débit » (Belastungsanzeige). Vous recevez alors généralement une facture rectificative du prestataire. Veillez à ce que cette rectification de facture soit également désignée comme telle depuis le 01.01.2013 (et non comme Gutschrift) !
Les Gutschriften ne sont donc de « véritables » Gutschriften que lorsque le bénéficiaire de la prestation (au lieu du prestataire) établit un décompte.
RÉSUMÉ :
1.) Gutschrift au sens de la TVA : ce terme ne doit pas être confondu avec ce qu'on appelle la « note de crédit commerciale ». Les Gutschriften (au sens de la TVA) doivent, depuis le 01.01.2013, également être appelées Gutschriften afin que la déduction de la TVA en amont soit accordée. Il s'agit uniquement des cas dans lesquels le bénéficiaire de la prestation (c'est-à-dire le client) décompte avec le prestataire sous forme d'une Gutschrift. Ces cas sont par exemple : un agent commercial (= prestataire) apporte des opérations pour des entreprises/clients (= bénéficiaires de la prestation) : l'agent commercial n'établit pas de facture, mais le bénéficiaire de la prestation décompte avec lui sous forme d'une Gutschrift. Ce sont là les Gutschriften dont il est question et qui, à partir du 01.01.2013, doivent être appelées « Gutschriften » (et non factures) !!! En résumé : il y a Gutschrift chaque fois que le bénéficiaire de la prestation décompte À LA PLACE du prestataire.
2.) Facture rectificative ou facture d'annulation (= ce que l'on appelle la note de crédit commerciale) : il s'agit des cas dans lesquels le prestataire (= celui qui, par exemple, vend les marchandises) adresse d'abord une facture à son client pour la marchandise livrée. Le client conteste tout ou partie de la livraison et renvoie par exemple la marchandise. Ensuite, le prestataire établit (à nouveau) une facture rectificative ou une facture d'annulation à l'attention du client. Dans votre service commercial, ce processus était auparavant qualifié de « Gutschrift » et une Gutschrift était donc envoyée au client. Pour éviter toute confusion (étant donné qu'il ne s'agit pas ici d'une Gutschrift au sens de la TVA), ces factures ne devraient plus être appelées Gutschrift, mais facture rectificative, voire facture d'annulation (ce cas concerne par exemple votre service commercial).
3.) Avis de débit (Belastungsanzeige) : les avis de débit restent des avis de débit, puisqu'ils se bornent à signaler des réclamations. Par la suite, une facture rectificative ou une facture d'annulation devrait être envoyée par le prestataire (c'est-à-dire par celui qui a livré les marchandises).
Questions fréquentes
Questions fréquentes
Quand est-on en présence d'un véritable avoir au sens de la TVA ?
Un avoir au sens de la TVA n'existe que lorsque le bénéficiaire de la prestation (le client) établit le décompte à la place du prestataire. Les cas d'application typiques sont les décomptes d'agents commerciaux, d'intermédiaires, d'agences ou de commissions, dans lesquels le donneur d'ordre établit lui-même le décompte. Cela ne s'applique pas à une simple correction de facture ou à une annulation.
Quelle mention est obligatoire depuis le 01.01.2013 sur les autofacturations soumises à la TVA ?
Depuis le 01.01.2013, les autofacturations soumises à la TVA doivent obligatoirement porter la mention « Gutschrift » en langue allemande. À défaut, le document n’ouvre pas droit à la déduction de la TVA en amont. Pour les décomptes en langue étrangère (p. ex. « self-billing »), il est recommandé d’ajouter par précaution « Gutschrift » entre parenthèses.
Quelle est la différence entre un avoir commercial et un avoir au sens de la TVA ?
L'avoir au sens de la TVA est émis par le bénéficiaire de la prestation à la place du prestataire. L'avoir commercial, en revanche, est une facture de correction ou d'annulation établie par le prestataire, par exemple à la suite d'une réclamation ou d'un retour de marchandises. Ce dernier ne devrait plus être désigné comme « avoir » (Gutschrift), mais comme « correction de facture » (Rechnungskorrektur) ou « facture d'annulation » (Stornorechnung), afin d'éviter toute confusion et tout risque en matière de TVA.
Comment désigner correctement les corrections après réclamations ou retours de marchandises ?
Lorsque le prestataire corrige sa facture initiale à la suite d'une réclamation ou d'un retour de marchandises, le document doit être expressément désigné comme « Rechnungskorrektur » (facture rectificative) ou « Stornorechnung » (facture d'annulation). L'appellation « Gutschrift » (avoir), autrefois courante, est trompeuse ici, car il ne s'agit pas d'un avoir au sens de la TVA. Cette désignation claire évite les confusions et les risques liés à la déduction de la TVA en amont.
Quel rôle joue l'avis de débit dans le processus de réclamation ?
L'avis de débit (Belastungsanzeige) est émis par le bénéficiaire de la prestation pour signaler une réclamation, par exemple en cas de livraison défectueuse. Même après le 01.01.2013, il reste qualifié d'avis de débit. Le prestataire doit ensuite émettre une facture rectificative ou une facture d'annulation – mais en aucun cas un avoir (Gutschrift).